L’ A S E A B
sur les routes de PARIS – BREST – PARIS
du 20 au 24 août 2007
par
Jeanine RAFFETIN
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20 Août 2007 Le jour J Nous sommes dans le flot des cyclos, environ 5300, plusieurs nationalités, et déjà des files d’attente. JJ et Raymond partent de leur côté. Départ dans la 2ème vague à 20 h 20 Pour notre groupe composé de B Gagnerault, J Aurat, Colette et JP Jovin, Jeannine et M Raffetin, il nous faudra patienter jusqu’à 22 h 45. Maurice a prévu un planning et déjà nous avons du retard. Il en sera ainsi à chacun des 15 pointages. Nous avons partagé notre périple en quatre étapes : - jusqu’à LOUDEAC 450 km - LOUDEAC-BREST-LOUDEAC 320 km - LOUDEAC- MORTAGNE /PERCHE 310 km - MORTAGNE- GUYANCOURT 140 km Chaque soir, nous arrivons tard, nous perdons du temps aux contrôles tellement il y a du monde partout, des cyclos couchés à même le sol, enroulés dans les couvertures de survie. Nous prenons donc à chaque fois sur le sommeil pour rester dans les horaires imposés. Nous sommes trempés et sales, mais il y a « la queue » pour les douches, ce sera pour demain. A 3 h du matin, sous la pluie, nous repartons. Nous aurons le soleil seulement vers Brest, mais beaucoup de vent. Le panorama est splendide et satisfaction d’avoir accompli la moitié du parcours. La pluie reprend, nous arrivons vers 23h à Loudéac. Le lendemain sera une dure journée pour moi, le matin, coup de barre et de moral, après de copieux ravitaillements cela va mieux. Le soir commencent les douleurs au cou, ma tête tombe sur le coté, quand il fait nuit je ne vois plus assez bien la route et je fais une chute. Dans la descente juste avant l’arrivée à Mortagne. Fracture du coude, je ne peux donc pas repartir pour la dernière étape. Dommage, nous avions bien assuré et géré les efforts, toujours groupés et solidaires. On dit que celui qui a fait PBP une fois dans sa vie, en ressort différent, c’est certain vrai, tellement c’est dur, irréel, fantastique par son ambiance. Nous avions l’impression d’être des héros, nous sommes accueillis nuit et jour par des applaudissements, même en campagne, il y a quelqu’un sur le bord de la route, malgré une météo affreuse. Il faut un moral d’acier. Les cinq équipiers restants ont donc terminé cette épreuve, fatigués certes mais heureux de franchir la ligne d’arrivée sous les ovations d’un public très nombreux. Colette a elle aussi le cou qui penche. Elle a super bien roulé (maintenant, il est inutile de la pousser le dimanche matin) Merci à tous nos accompagnateurs, Gérard, Robert, Gilles, Patrick Lagrange, Janine et Daniel, Léon.
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