 PARIS – NICE 2004 1483 Kms 23535m de dénivelé (kilométrage et dénivelé relevés au compteur et à
l'altimètre)
Cette 14ème édition de PARIS - NICE, était ma 3ème
participation, alors pour moi c'était du déjà vécu, ( cette édition 2004
ressemblant beaucoup à l'édition 2000 )
je pouvais me permettre de donner quelques conseils aux deux compères
(Guy YAN et Ludovic LEFORESTIER ) que j'avais entraînés dans cette fabuleuse
aventure. Pour moi le
handicap était de partir avec seulement 3500km au compteur (à cause d'une
fracture de clavicule en février) et quelques kilos supplémentaires que
j'allais certainement maudire quand se pointeraient les cols Alpestres.
 Prêts pour le départ Le départ, devant l'aérogare d'Orly
Sud
10 juin = ORLY – AUXERRE - 198kms - 1030m de
dénivelé Après les retrouvailles matinales avec d'anciens
participants, nous voilà partis pour cette première étape, sur mon vécu j'avais
conseillé à Guy de plutôt se tenir à l'avant du peloton et de glisser dans un
bon groupe afin d'éviter les risques de chutes, Ludovic plus hésitant ne
voulait pas brûler de cartouches avant les Alpes et préférait partir plus cool,
malheureusement Guy allait prendre un baptême de bitume, mais avec les soins et
du courage, il s'en sortira assez bien, me confiant à la fin qu'il avait appris
à faire du vélo autrement, en profitant du paysage et non être sans cesse la
tête dans le guidon. Enfin rallier
AUXERRE fut quand même un peu galère, et le voir grimacer sur le vélo
m'inquiétait un peu pour la suite. Auxerre, seule ville où aucun accueil n'était prévu.
11 juin = AUXERRE – CHALON sur
SAONE - 212kms - 1670m de dénivelé Traversée de la Bourgogne, avec Ludovic nous sommes
restés la journée avec Guy, afin de le soutenir, mais après un départ assez
difficile ça semble s'arranger et le coup de pédale est quand même là. Nous
arrivons à SAULIEU pour le ravitaillement ( Pas chez LOISEAU, mais juste à
côté…) et nous retrouvons les parents de Ludovic qui sont venus nous rendre
visite, ils sont impressionnés par l'organisation. Après le ravito nous
repartons dans un petit groupe et allons rallier CHALONS où une réception est
organisée en l'honneur de PARIS – NICE, aussi nous sommes arrêtés à 10kms de
l'arrivée afin de rentrer grouper avec les clubs locaux qui sont venus à notre
rencontre. Malheureusement, cet arrêt nous apportera la pluie, et la
réception nous semble un peu longue, la douche se faisant attendre, mais ça
fait partie du jeu…
Bruno
CORNILLET vainqueur de Paris-Bourges et Raymond
MARTIN maillot à pois du Tour Ils nous
ont accompagnés pendant de nombreux kilomètres
12 juin = CHALONS sur SAONE -
LAMOURA - 189kms -
2615m de dénivelé Nous attaquons le Jura, Guy semble aller un peu mieux et
le moral revient. La pause de midi au bord du lac Chalain, est vraiment
agréable. Nous allons même en profiter un peu trop longtemps, et lorsque nous
repartons il ne reste pas beaucoup de vélos sur le parking. La deuxième partie
de l'étape vers Lamoura commence à nous emmener vers les sommets. Lamoura étant un village vacances disposant d'une superbe
salle de spectales et tout le monde étant regroupé au même endroit, André
LEROUX en profite pour organiser une soirée de présentation de toute l'équipe
d'organisation. Certains participants trouveront cette cérémonie un peu longue
mais tous ces bénévoles méritent bien d'être mis une fois sur le devant de la
scène! Merci à tous.
13 juin =
LAMOURA -
MARTIGNY ( SUISSE) - 190kms - 2810m de dénivelé D'entrée après la descente sur Lajoux, nous attaquons notre
première difficulté, la Faucille (1320m), col sympa le matin à la fraîche pour
une mise en jambes. Au 40ème Km, le peloton est neutralisé pour le
passage en Suisse, car les autorités ont exigé que celui-ci se fasse en deux
pelotons groupés, escortés par la police Suisse. La traversée de Genève se fera
à mon goût un peu trop rapidement pour le premier peloton et nous n'aurons pas
le temps d'apprécier le passage au bord du lac Léman. La suite de la journée nous emmènera vers divers sommets, col du Cou
(1111m) ,du Terramont (1100m), du Corbier (1235m), pas de Morgins (1370m)
duquel une superbe descente nous emmène vers Martigny, où nos amis Suisses nous
réservent un superbe accueil.
14
juin = MARTIGNY - Les SAISIES -
110kms - 2940m de dénivelé Etape
courte, donc nous profitons d'un départ plus tardif, 8h30, ça change des
départs à 7heures, et l'on apprécie d'autant que la pasta-partie de nos amis
Suisses s'est terminée tardivement.

Alain Mihiet et
Franck
Picard Pourtant
que la montagne est belle...comment peut-on s'imaginer
Frank
PICARD le champion olympique nous accompagnera sur cette étape, et si ce fut un
grand champion de ski, il n'est pas ridicule sur un vélo. D'entrée le col de la
Forclaz (1527m) nous offre une vue magnifique sur Martigny avec ses vignes en
terrasses. La suite nous emmènera au col des Montets (1461m), Chamonix, Servoz
où du ravitaillement nous pourrons admirer les glaciers du MONT-BLANC. Après le
ravitaillement, la côte de Domancy, nous permet d'apprécier l'exploit de
Bernard HINAULT qui y conquit son maillot de champion du monde, la fin d'étape
nous conduisant aux Saisies (1633m)., village de Frank PICARD, et nous aurons
le plaisir d'apprécier son hôtel 3*, Le Calgary.
15 juin = Les Saisies - L'Alpe D'Huez - 153kms - 3425m de dénivelé Première
partie d'étape rapide jusqu'au ravitaillement de St Rémy de Maurienne, où il ne
valait mieux ne pas trop se charger l'estomac car 15kms plus loin nous
attendaient le col du Glandon (1924m) et l'Alpe d'Huez (1860m) et ses fameux
vingt et un lacets. Route en pleine réfection pour accueillir le contre la
montre du tour. Que dire
du buffet offert par la station de l'Alpe!!! Dantesque…
16 juin = L'Alpe D'Huez - Valloire - 121kms - 2995m de dénivelé La
descente de l'Alpe d'Huez à 7 heures nous rafraîchit les esprits mais il auront
bien vite l'occasion de se réchauffer avec la montée du Glandon (toujours à
1924m) mais à mon goût plus difficile par ce versant, l'enchaînement sur la
Croix de fer (2067m) n'étant qu'une formalité. La suite par le col du Mollard
(1638m) et le col du Télégraphe (1570m) nous offrant toujours des paysages
superbes. Au
fait, Guy va de mieux en mieux, et personnellement je le laisse filer dans les
cols.
17 juin = Valloire - Vars - 120kms - 3315m de dénivelé Départ 8 heures,
(on apprécie encore) mais le peloton est maigre beaucoup ayant anticipé
étant donné le menu du jour. Le col du Galibier (2642m) au démarrage, ça calme
les ardeurs, mais quel plaisir cette fin d'escalade entre deux murs de neige,
la descente sur le Lautaret (2057m nous
procura encore de grands moments de plaisir avant l'escalade de l'Izoard
(2361m) et sa "Casse –Déserte" avant de terminer sur la montée de
Vars (1658m) où nous faisions étape.
André
Leroux gravant son empreinte en haut du Galibier Le
mythique Izoard
18 juin = Vars
- Nice -
190kms - 2735m de dénivelé Dernière
étape, la promenade des Anglais nous attend pour l'entrée dans Nice. Mais avant
encore un gros morceau, le col de Restefond (2715m) plus haute route d'Europe.
Dès le départ, la fin du col de Vars (2111m) servit de mise en jambes. Mais que
la descente dans la vallée de l'Ubaye fut difficile avec ses 4° de température.
L'attaque du col de Restefond eut vite fait de nous réchauffer et nous offrit
des paysages lunaires où seul le sifflement des marmottes nous accompagnait. Malheureusement le passage par la cime de la Bonette (2802m) enneigée
était inaccessible. Après une
descente prudente et le ravitaillement à St Etienne de Tinée, la surprise nous
attendait, éboulement, route barrée et déviation. Oh, une quinzaine de kms avec
l'ascension (7 à 8 kms) du col de St Martin, selon l'organisation. En fait
ce furent 17 Kms d'ascension et 30 Kms supplémentaires qui parurent longs à
certains, surtout que la température avoisinait les 35°. Mais il
aurait été mal venu de se plaindre nous avons eu droit à un col et 30kms en
plus, sans supplément de prix… et nous n'en n'avons que mieux apprécier notre
arrivée triomphale sur la promenade des Anglais, un grand moment de bonheur. L'aventure se termine, nous nous dispersons vers nos hôtels respectifs
et après la douche il faut emmener les vélos et les bagages vers les camions
qui vont se charger du rapatriement sur Orly , où nous les retrouverons demain
à notre retour, qui s'effectuera en Airbus A321.

ELLE
EST PAS BELLE LA VIE
19 juin Le samedi le retour à Orly et la
cérémonie de clôture avec le buffet (encore un), nous permirent de remémorer
quelques souvenirs, avant de nous quitter.
A André
LEROUX, Président d'organisation et à toute son équipe (71 bénévoles), bravo et
merci pour cette formidable aventure qu'est le PARIS - NICE cyclo, et vive la
15ème édition.
Maurice
|