CYCLOSPORT en UFOLEP et SECURITE

Tout d’abord, je voudrais dire un grand merci aux cyclosportifs du Cher qui, maintenant, dans une très grande majorité, portent le casque dès qu’ils sont dans le cadre d’une épreuve. Je vous rappelle, et cela concerne aussi les concurrents des autres départements (voir réglementation UFOLEP – www-activités-cyclistes-ufolep.info) que vous devez porter le casque en toutes circonstances, dans un premier temps pour votre sécurité (de nombreux cyclistes pourraient témoigner de l’efficacité de leur couvre chef !), mais aussi pour des raisons d’assurance.

Si un accident se produit dans le cadre d’une épreuve et que vous n’avez pas de casque, c’est l’organisateur qui sera responsable. Souhaitez-vous qu’il n’y ait plus aucun club qui veuille prendre la responsabilité d’organiser ? Je ne le pense pas.

D’autre part, en cas d’accident grave, à l’entraînement, s’il est prouvé que vous ne portiez pas le casque, l’APAC risque de ne pas vouloir prendre en charge le sinistre. En cas de séquelles irréversibles, cela risque d’avoir de graves conséquences pour vos familles. Si vous vous moquez de votre propre sécurité, pensez que d’autres personnes peuvent en souffrir : vos compagnes, vos enfants, vos parents… Réfléchissez à tout cela. Je sais que, parfois, je dois passer pour une « enquiquineuse », mais une seule chose m’importe : votre sécurité.

Je voudrais aussi revenir sur un accident qui s’est produit l’autre dimanche à Nohant en Graçay. Jean Blin, notre ami du CC Savigny en Septaine, après avoir concouru sans encombres en 3ème catégorie, regardait ses copains de 1ère et 2ème catégories en découdre. Il se situait sur le bas côté, bien à sa place, lorsque Sylvain Engerran, licencié à l’ALLC, poussé par un concurrent (inconnu), est venu le percuter. Par contre, c’est bien Sylvain qui assumera la responsabilité de cet accident.

Bilan pour Jean Blin : une fracture du plateau tibial, une opération de 2 h et demie, un mois sans poser le pied à terre, … en espérant qu’il ne reste pas de séquelles au final.

Et si, à la place de Jean, il y avait eu un enfant. Serait-il toujours en vie ? On peut se poser la question.

Pour moi, dans cet accident, il y a deux victimes : une victime physique et une victime « juridique » qui va endosser la responsabilité de ce sinistre.

Cela donne à réfléchir, car, à chaque épreuve, on entend parler d’inconscients qui passent de droite à gauche dans le peloton sans s’occuper des autres. Parfois sans encombres, d’autres fois en provoquant des chutes, plus ou moins graves.

Pire encore, certains, parce qu’un autre cyclosportif n’a pas coopéré comme il l’aurait souhaité, se permettent de donner un violent « coup de patin » lorsque ce dernier prend la roue. J’en passe et des meilleures. Réfléchissent-ils à la gravité de ces actes ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Dans certaine catégorie, il faut garder en permanence les mains « sur les cocottes » pour parer à toute éventualité. Il s’agit de la catégorie d’accueil, c’est vrai, mais cela n’explique pas tout. Dans notre fédération, où les enjeux ne sont pas importants, où l’épanouissement de chacun devrait primer face à un esprit de compétition sans merci, il n’est pas normal de participer avec, à chaque instant, la crainte d’une chute.

Bien sûr, le risque « zéro » n’existe pas. Bien sûr, il y a « compétition » mais, même pour une victoire, faut-il mettre la santé, voire la vie des autres en danger ? Je ne le pense pas.

Je n’oublierai pas non plus les cyclosportifs, qui, une fois leur épreuve terminée, « refont leur course » au beau milieu de la route ou reviennent en sens inverse, alors que leurs copains sont encore en course, et les spectateurs qui se massent au milieu de la route pour mieux voir.

Au sein d’un peloton, on ne voit pas toujours ceux qui commettent des fautes, mais, si c’est le cas, les plus expérimentés ne pourraient-ils pas expliquer aux fautifs (qui ne le font pas forcément volontairement, du moins je l’espère) les règles à suivre au sein d’un peloton, sans s’énerver. Cela serait, je le pense, tout à fait, dans l’esprit des valeurs de notre fédération.

J’assume totalement ce petit mot (tant pis si je passe pour une râleuse !) mais si cela en fait réfléchir quelques uns, ce sera le début d’une grande victoire.

Bonne suite de saison dans un bon état d’esprit et, surtout, sans chutes.

Amitiés sportives.

Marie Christine CHARTRAIN