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L'ACTUALITÉ CYCLISTE DES DÉPARTEMENTS 18-36-03-58

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Samedi 18 juin 2016

Trois heures et demie du matin, c’est le départ de Bourges.
DU STELVIO AUX DOLOMITES, deux ans maintenant que Guy (YAN) travaille sur le projet.
Un an que Christian (ANDES), Dominique (YAN), Gilles (BROCHARD), Guy (YAN), Jean Jacques (MORICE), Laurent (GANIEUX) en rêvent.1 samedi
DU STELVIO AUX DOLOMITES c’était pour nous un objectif lointain c’est désormais une réalité, notre quotidien pour 9 jours.
Trente cols dont 25 à plus de 2 000 m d’altitude et 21 000 mètres de dénivelé positif nous attendent.
Un soupçon d’inquiétude est palpable dans le véhicule tout au long du trajet vers l’Italie, d’autant plus que les prévisions météo prévoient de la pluie et du froid pour toute la semaine.
Juste avant d’arriver à BORMIO, où nous passerons trois nuits, nous empruntons le PASSO (col en Italien) STELVIO.
Pentes abruptes, véhicule qui peine à tracter la remorque chargée de nos vélos et bagages, on se rend tous compte que la tâche sera rude.
Nous observons les cyclistes que nous rencontrons : très petits braquets pour les montées et prudence dans les descentes, c’est édifiant. Nous doublons même le grimpeur italien POZZOVIVO de l’équipe AG2R La Mondiale visiblement en pleine forme.
Côté équipement, il y a les frileux et les réchauffés. Chacun d’entre nous y va de son commentaire pour prévoir les vêtements que nous porterons demain.
Nous prenons possession de nos chambres, 4 étoiles s’il vous plaît, Guy nous a soignés.
Nous apprécions.

Dimanche 19 juin 2016
Programme du jour : Le PASSO MORTIROLO et ses 14 km à 8,5 % de moyenne et le PASSO DE GAVIA avec 20 km de pentes sévères avoisinant régulièrement les 12 à 15 % pour nous emmener à 2 300 m d’altitude.
Pour la fête des Pères nous sommes gâtés.

Au départ de l’hôtel un petit crachin ne refroidit pas les ardeurs du groupe.
Guy ne le sait pas encore mais il va vivre aujourd’hui sa pire journée de vélo depuis qu’il pédale.
Gilles de son côté décide d’entrée de mettre la barre très haut. Il attaque le MORTIROLO par MAZZO. Ce côté reste le plus difficile avec sa pente moyenne à 10.2 % dont les 6 premiers kilomètres à 12 constants. Au final, il possédera un dénivelé positif supérieur de 633 m sur le reste de l’équipe. Une formalité pour lui.
Le reste du groupe, plus timoré (?) attaque ce col mythique par MONO (la ville)
La pente y est moins rude (un peu) mais pour une première ascension le ton est donné.
Guy, attendu par Christian et Jean-Jacques, passe cet obstacle non sans difficulté, respiratoire notamment, mais il s’accroche.
Néanmoins au passage du sommet on voit bien qu’il est entamé.2 dimanche
À midi, une pause spaghetti bolognaise nous permet de recharger les batteries et de rester à l’abri le temps d’un orage.
Deuxième col de la journée, le PASSO GAVIA nous est proposé comme dessert. Nous ne sommes pas déçus, 20 km d’ascension avec de nombreux et longs passages entre 12 et 15 % (1 600 m de dénivelé)
L’ascension du PASSO GAVIA mettra un terme aux rêves de Guy.
Une bronchite contractée 8 jours auparavant et l’altitude raréfiant l’oxygène, ajoutée à une double fracture, pas totalement consolidée de l’avant-bras gauche, consécutive à une chute de vélo survenue dans sa Bretagne d’adoption le 7 janvier, ont raison de son physique et de son mental.
Jean-Jacques l’accompagne tout au long de son calvaire, le mot n’est pas trop fort, et du plus profond de sa mémoire, il ne se rappelle pas avoir rencontré un cycliste souffrir autant sur un vélo.
De leurs côtés, Christian et Dominique butent également sur la pente et souffrent à un degré moindre. Christian se souviendra longtemps de ce « putain » de tunnel long de 500 m et sa pente avoisinant les 16 %, que nous franchissons dans le noir, sans aucun repère.
La peur sur un vélo peut prendre différentes formes, même Gilles et Laurent, les moins mal à l’aise dans l’ascension n’y ont pas échappé.
La descente de ce deuxième et dernier col de la journée est tout aussi difficile pour Guy.
L’obligation de freiner sans arrêt avec un bras invalide combinée avec les chocs ressentis dans les nombreux trous de la chaussée confirment ce que nous pressentions en haut du col. La douleur n’est pas supportable. Il n’est pas en état de continuer.
Rentré à l’hôtel, les yeux larmoyants, il nous annonce qu’il renonce.
Ce PASSO GAVIA restera dans la mémoire collective de notre équipe comme le col le plus difficile de notre périple Italien.
Cette première étape a marqué nos organismes mais le mental des guerriers reste intact.
Durant le reste de notre périple nous rencontrerons, à de nombreuses reprises, des pourcentages identiques mais notre corps ayant mémorisé l’intensité de l’effort consenti aujourd’hui, ils nous paraîtront moins difficiles.

Lundi 20 juin 2016
Programme du jour : 103 km avec l’ascension du STELVIO (2 758 m d’altitude) par son versant Sud puis par son versant Nord.
La journée est superbe, ensoleillée et la température est idéale.
Le grand jour, la référence de la première partie de notre aventure voire de notre périple tout entier.
Gros challenge que de franchir à deux reprises le PASSO STELVIO, la « Mecque » du cyclisme Italien, des motos et des belles bagnoles (Porche, Ferrari et Maserati, bien entendu).
L’étape d’hier a laissé des traces mais étrangement plus mentale que physique.
Guy nous accompagne en voiture mais on voit qu’il n’a toujours pas surmonté sa déception.
Le PASSO STELVIO emprunte le PASSO UMBRAIL à 2 503 mètres d’altitude où nous faisons une pause. Nous attendons Gilles qui a décidé de poursuivre jusqu’au sommet du Stelvio. À son retour il nous annonce que les 4 derniers kilomètres sont magnifiques avec les congères de chaque côté de la route
. Néanmoins un soupçon de découragement traverse une partie du groupe. La tentation est grande pour certains de franchir les quatre derniers kilomètres qui restent à accomplir pour atteindre le sommet du STELVIO et de regagner l’hôtel ensuite.3 lundi
Un conciliabule au plus haut sommet (du col !) permet aux plus motivés de décider les plus hésitants.
Et personne ne le regrettera.
Descente rapide et dangereuse vers la ville de SANTA MARIA, pause déjeuner pizzas/spaghettis et rapidement nous attaquons le STELVIO par son deuxième versant.
Vingt-cinq kilomètres d’ascension pour 1 864 mètres de dénivelé et un sommet qui culmine à 2 758 mètres.
Énorme pour les hommes de la plaine que nous sommes.
Au bas du col chacun adopte le rythme qui lui convient, on se retrouvera au sommet.
Gilles, un moment accompagné de Jean-Jacques, s’en va seul comme à son habitude tellement il pédale un ton au-dessus du reste du groupe. Laurent a pris le parti de rester à l’arrière pour accompagner Christian et Dominique. Au fil des kilomètres, Jean-Jacques « en état de grâce » réalise une ascension de rêve « sic ». Il revient sur Gilles qui coince un peu et s’en va seul vers le sommet, se prenant même à regretter qu’il (le sommet) soit si proche. À l’arrière Laurent, sur l’insistance de Christian et de Dominique les abandonne à leur ascension et continue sa route à son rythme. Nous nous retrouvons tous les cinq au sommet, ravis d’avoir conquis ce col de légende, sans souffrance excessive.
Guy a de nouveau assuré l’intendance tout au long de l’ascension.
Nous redescendons tous ensemble vers BORMIO, prudemment, ne ratant pas l’occasion de nous arrêter au-dessus des fameux lacets du PASSO STELVIO, lacets que l’on peut voir sur de nombreuses cartes postales et que nous immortalisons également en photos.
Belle journée pour tout le monde, le coup de pédale commence à arriver et la pente est domptée avec beaucoup plus d’aisance qu’hier.

Mardi 21 juin 2016
Programme du jour : 5 ascensions dont 3 cols à plus de 2000 M. d’altitude - 129 km - 2 779 m de dénivelé.
L’ascension du premier col, le PASSO FOSCAGO et ses 17 km d’ascension est gravi en groupe.
Au sommet, Christian ressentant des douleurs en haut des cuisses préfère rester prudent et regagne l’hôtel. Il y retrouve Guy qui n’a pas pu se retenir d’aller escalader, seul, le STELVIO.
Son périple ne restera pas totalement une déception. Il aura le souvenir d’avoir escaladé, à son rythme, au moins une fois ce col qui le fait rêver depuis tant d’années. Il nous avoue quand même avoir souffert dans la descente à cause des vibrations de son guidon. Pas très raisonnable quand même.4 mardi
Pendant ce temps-là, Dominique, Gilles, Jean Jacques et Laurent qui voient passer en haut du PASSO FOSCAGO des coureurs des équipes professionnelles TINKOFF et BMC assurément dans les derniers préparatifs pour le Tour de France, poursuivent leur chemin vers la Suisse. Jean Jacques comme à son habitude, fait le « Saint Bernard » pour accompagner Dominique dans le FORCOLA DI LIVIGO et ses 2 315 m d’altitude, vent de face
Une fois passé ce col, comme à l’accoutumée, Dominique engage une descente vertigineuse avec des pointes à plus de 90 km/h.
Un déjeuner tardif à POSCHIAVO, petit village pittoresque, sur une place ensoleillée comme on en voit sur les cartes postales, leur permet de se refaire la cerise, pizzas et spaghettis obligent. Le retour à l’hôtel se fait tranquillement vent dans le dos, à l’exception de la dernière difficulté, la côte de MORIGNONE (1 km à 13 %).
Ce soir, nous chargeons la remorque pour un départ demain à 8 h 30 en direction de CANAZEI, aux portes des DOLOMITES.

Mercredi 22 juin
Programme du jour : 4 ascensions dont 3 cols à plus de 2000 M. d’altitude - 64 km - 2 049 m de dénivelé.
Après un petit-déjeuner copieux nous prenons la route à 8 h 30, en voiture, direction CANAZEI.
Nous empruntons la nationale SS38 qui passe par le STELVIO, une dernière occasion pour nous de franchir ce col mythique qui nous a fait rêver et payer (un peu aussi) la joie de le conquérir.
Trois heures et demie de route plus tard les DOLOMITES se dressent devant nous.
Comment les décrire ? Paysages mêlant les roches vertigineuses du VERCORS façon Italienne à une dimension grands canyons Américains. GRANDIOSES.5 mercredi
Nous prenons possession de nos chambres à l’hôtel ALBERGO ALLA ROS, quatre étoiles également (merci Guy) avec vue imprenable sur les cimes enneigées.
Alors que Jean Jacques s’octroie une demi-journée de récupération, Christian, Dominique, Gilles, Guy (emporté par la passion… au détriment de la raison) et Laurent enfourchent leur vélo. Pas un kilomètre d’échauffement et le PASSO PORDOÏ se dresse devant nous. L’ascension de ses 12 km se fait groupée et son sommet situé à 2 242 mètres est atteint sans difficulté. Une photo s’impose devant la stèle du Campionissimo FAUSTO COPPI.
Christian, Dominique, Guy et Laurent décident alors, compte tenu de l’heure tardive, de n’escalader que ce col aujourd’hui.
Tandis qu’ils rentrent à l’hôtel en roue libre, Gilles qui n’a pas sa dose, continue sa route, seul, pour réaliser la totalité de l’étape prévue. Nous l’attendons aux alentours des 20 h 00, il arrive à 19 h 30. Il a du mollet le « gamin ».
Après cette journée de transition place à la récupération.
Nous nous rendons dans un restaurant typique italien et après avoir commandé une « girafe » (4 l.) de bière locale, Guy reconverti en coach pour l’équipe, se console avec une polenta accompagnée d’un « big » jambonneau. Il retrouve le sourire petit à petit.

Jeudi 23 juin
Programme du jour : 5 cols - 107 km - 2 732 m de dénivelé.
L’ascension à froid du PASSO SELLA se réalise à un train de sénateur. Nous enroulons le petit braquet assez facilement malgré la pente et nous profitons du soleil généreux qui réchauffe nos muscles et nous rend joyeux.
Le franchissement de ce col est probablement le lieu qui nous offre le plus beau panorama sur les DOLOMITES.
Descente vers la petite ville de STE CHRISTINA et rapidement nous voilà au pied du PASSO NEGRA.
La surprise qu’on n’attendait pas.
On voit bien pourtant en bas du col une pancarte qui nous indique que le sommet se situe à 23 kilomètres.
On aurait dû se méfier.
Mais avec tous les cols de renom que nous avons gravis depuis le début de notre périple on oublie un peu la modestie et nous abordons ce col inconnu sans avoir pris la peine de mesurer réellement sa difficulté.
On ne dira jamais assez à quel point le cyclisme est une bonne école de la modestie.6 jeudi
Une première partie du col avec des passages à 12 % sur plusieurs kilomètres et un soleil qui se fait de plus en plus pesant entament notre mental mal préparé à une telle épreuve aujourd’hui.
Nous sommes à mi-pente vers 12 h 30. Nous commençons à coincer, nos bidons sont vides et nous nous avons faim.
Cela tombe bien, un restaurant a eu la bonne idée de s’installer à cet endroit.
Au menu, bières, pizzas, spaghettis et salades pour ceux qui commencent à saturer des plats traditionnels Italiens.
Nous prenons notre temps confortablement installés à l’ombre sur une terrasse dominant la vallée oubliant le temps d’un instant notre condition (enviable) de cyclistes en vadrouille.
Mais il faut bien repartir.
D’entrée le ton est donné. Les deux premiers kilomètres à 12 %, avec quelques passages à 16 %, sous un soleil de plomb (39°) et sans un arbre pour nous protéger mettent pratiquement KO debout (à pied à côté de son vélo) Dominique qui n’aime pas la chaleur. Christian et Jean-Jacques qui l’accompagnent tenteront eux aussi d’éteindre le feu en se rafraîchissant dans les quelques rares ruisseaux dévalant la montagne.
Le sommet franchi, l’équipe ragaillardit par la perspective de la descente rejoint l’hôtel en mode décontraction.
Quant à Guy, toujours privé de vélo, il a occupé sa journée en se rendant sur le toit des Dolomites… en téléphérique, pour une promenade sur le glacier SASSOLUNGO culminant à 3 000 m d’altitude.

Vendredi 24 juin
Programme du jour : 4 cols - 64 km - 2 732 m de dénivelé
Très certainement la plus belle étape du séjour en termes de paysages, elle est bouclée en 4 h 30. Au sommet du PASSO PORDOI, en chevauchant un canon d’artillerie évoquant un mémorial italien, les cyclistes de l’ASEAB ont une pensée pour les Établissements d’Armement de Bourges, maison mère de leur association.

7 vendrediAu sommet du PASSO GARDENA, les applaudissements nourris des nombreux randonneurs présents attirent notre attention. Ils accompagnent les coureurs professionnels de l’équipe ASTANA (probablement ARU, NIBALI et leur équipe) qui gravissent la pente et passent à vitesse grand V au sommet du col. Pour un peu on se croirait déjà sur le Tour de France.

Pour Gilles, éternel assoiffé de cols, il lui en faut d'avantage. Il prolonge l’étape avec le franchissement de six cols successifs dont les fameux PASSO SAN PELLEGRINO ET PASSO DI ROLLE avoisinant les 2 000 m d’altitude et tout cela en 130 km.
Après nos efforts de la journée, une récompense nous attend à l’hôtel : Hammam, Sauna, Bain Turc et Jacuzzi sont grandement appréciés. Une bonne préparation pour « pétroler » lors de notre prochaine et dernière étape.

Samedi 25 Juin
Programme du jour : 3 cols à plus de 2000 M. pour 71 km.
Pour cette dernière journée, Guy décide d’accompagner l’équipe en voiture en qualité de « porte-bidons ». Après un petit kilomètre d’échauffement, le PASSO DI FEDAIA se présente à nous. Ses onze kilomètres d’ascension sont une formalité. Le sommet est franchi au sprint. Cette dernière étape motive la troupe. La descente de ce col est vertigineuse. Dès les premiers hectomètres à 16 %, Dominique en profite pour porter son record de vitesse à 97 km/h, frustré quand même de ne pas avoir franchi la barre symbolique des 100 km/h.
Au pied de cette descente, l’équipe prend le temps de s’arrêter pour contempler la transhumance de centaines de moutons encadrés par des chiens super-entraînés, pendant que leur berger fume sa pipe.8 samedi
Tout juste un kilomètre de plat et nous nous engageons dans la montée du deuxième col de la journée, le PASSO SANTA LUCIA. Gilles a de nouveau des fourmis dans les jambes et accélère l’allure. Au sommet il nous quitte pour réaliser une boucle supplémentaire de 50 km par les PASSOS GIAU ET FALZAGERO culminant respectivement à 2236 M. et 2 117 m – vraiment infatigable le « gamin ».

Les quelques replats qui suivent permettent à Christian, Dominique, Laurent et Jean Jacques d’en garder un peu sous la pédale pour attaquer le dernier col de la journée...et de notre périple. 
Le PORDOÏ, par son versant Est présente une pente moyenne à 8 % sur 15 km. Alors que l’équipe entame gentiment le début de l’ascension, Jean Jacques « lâche les chevaux ». Se prend-il pour Marco PANTANI, Il Pirata ? Toujours est-il que malgré la pente, sa vitesse avoisine régulièrement les 14-15 km/h. Il rejoint deux jeunes cyclistes Italiens dont un arborant la superbe tenue de champion du monde de Peter SAGAN. La bataille s’engage alors. Il n’en faut pas plus à Guy pour se métamorphoser en « EL DIABLO » et encourager son ami déchaîné.
À 500 mètres du sommet les deux jeunes lascars parviennent quand même à décrocher Jean-Jacques (le poids des ans faisant son œuvre).
En ordre dispersé, Christian – après une attaque dans le dernier kilomètre — et le reste de l’équipe se regroupent au sommet du PASSO PORDOÏ culminant à 2 242 m, ultime col franchi lors de notre périple « DU STELVIO AUX DOLOMITES ».
Il y a de l’émotion dans les regards au moment d’entamer la descente.

Dimanche 26 Juin
Programme du jour… trajet retour à la maison
Départ de CANAZEÏ à 8h (arrivée à BOURGES à 22h)
Une anecdote à signaler lors de la traversée de l’Autriche puisque nous nous sommes fait arrêter par la police pour le franchissement d’une bande blanche sur l’autoroute. Compte tenu du flux de la circulation, notre chauffeur du moment (nous conduisons chacun à notre tour) n’a pas pu se rabattre à temps sur la voie de droite lors d’un rétrécissement de la chaussée pour travaux et la maréchaussée locale « idéalement placée » s’est empressée de verbaliser. 150 € à payer immédiatement en carte bancaire ou en espèces. Ils sont bien organisés les bougres !!!
Le trajet retour est l’occasion pour nous de nous remémorer notre périple. Nous avons une pensée toute particulière pour notre copain Maurice RAT, qui devait être de l’aventure avec nous.
Au total, 42 heures de pédalage, 42 heures de plaisir malgré la souffrance (un peu), 42 heures d’émerveillement dans des paysages fantastiques.
Aucun dégât à déplorer, à part une crevaison pour Laurent et un changement de pneu après un freinage très appuyé pour Dominique (pas étonnant à plus de 90km/h dans les descentes)
Après « LA TRAVERSÉE DES PYRÉNÉES» (2012), « DU VERCORS À LA CHARTEUSE» (2014), encore une nouvelle aventure physique et humaine qui se termine.
Des idées commencent à germer pour 2018, ALPES, CORSE, ESPAGNE, ÉCOSSE, TYROL AUTRICHIEN…
A dans deux ans les amis, et peut être que certains d’entre vous auront envie de nous rejoindre.

PS : remerciements à l’ASEAB pour le prêt du véhicule et de la remorque

LE(S) MOT(S) DE LA FIN

Christian ANDES
christian

Ce séjour montagnard, après celui du VERCORS, a atteint un niveau supérieur en termes de difficultés et de paysages traversés.Le STELVIO, le MORTIROLO … cols mythiques des alpes italiennes resteront dans ma mémoire. Le GAVIA et son « putain de tunnel » sera le col où mes limites physiques et mentales ont été mises à rude épreuve. Mais seuls les bons souvenirs et les moments de partage en amis « amoureux de la petite reine » accompagneront ce séjour hors du commun lors du visionnage des photos de notre périple.


Gilles BROCHARD
gilles

J’ai pris plaisir à grimper tous ces cols dont certains sont mythiques et redoutés par les passionnés que nous sommes. Du STELVIO aux DOLOMITES, les sensations sont garanties.Merci à Guy pour l’organisation.


Laurent GANIEUX
laurent

Des cols mythiques enneigés, MORTIROLO, GAVIA, STELVIO (le plus haut), SELLA, NEGRA, des paysages grandioses, des cols du TRENTIN à ceux du FASSA, un périple magistral et difficile, fini tous ensemble en haut du PORDOÏ.


Jean-Jacques MORICE
jj

Rouler en haute montagne est pour moi le summum de ce qui peut se faire à vélo.Gestion permanente de l'effort, mental infaillible, concentration extrême… et un brin de folie sont des ressources nécessaires pour réussir des ascensions à répétition. Ces ressources m’ont permis de réussir une montée du STELVIO de « rêve », à jamais gravée dans ma mémoire. Sensations sublimes, paysages sublimes, esprit de camaraderie sans faille, notre périple ITALIEN restera le summum de ce qui m’ait été permis de vivre à vélo. Inoubliable, magique.

Dominique YAN
dominique

PYRÉNÉES, VERCORS, CHARTREUSE, STELVIO et DOLOMITES : j’en ai pris plein les yeux. Pour ce dernier périple, franchir le STELVIO et ses 2758 m avec ses accotements toujours enneigés sous le soleil et ses vues à couper le souffle (et les jambes), restera immanquablement dans ma mémoire.

Guy YANN
guy

STELVIO et DOLOMITES vous êtes à la hauteur de mes rêves. Beaucoup de regrets de ne pas avoir pu vous taquiner pleinement sur mon vélo.